Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie


  Les Ministres des Finances

         de 1870 à nos jours

 Ve RÉPUBLIQUE 1959-...  

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1974-1976

 

 

Jean-Pierre Fourcade

 
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Né le 18 octobre 1929 à Marmande (Lot-et-Garonne)

Milieu Familial
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Fils de Raymond, médecin, et de Germaine RAYNAL
Épouse le 13 février 1958 Odile MION.
Trois enfants : Sabine, Nathalie, Jacques.

Études
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Collège de Sorèze (Tarn), faculté de droit de Bordeaux (Gironde), École nationale d’administration (1952-1954).

Carrière professionnelle
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Inspecteur des finances (1954), adjoint au chef de service (1962)
Directeur général du commerce intérieur et des prix (1968-1970)
Administrateur et directeur de sociétés (Crédit industriel et commercial, Société d’épargne mobilière, Banque transatlantique).

Mandats électifs
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Parti politique : Républicains indépendants
Maire de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine, 1971-1992)
Maire de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine, 1995-2007)
Conseiller général du canton de Saint-Cloud (1973-1989)
Conseiller régional d’Île-de-France (depuis 1980)
Sénateur des Hauts-de-Seine (depuis 1977).

Responsabilités exercées
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Chargé de mission au cabinet de Valéry GISCARD d’ESTAING, secrétaire d’État aux finances (1959-1961), conseiller technique (1962) puis directeur adjoint (1964-1966) du cabinet du même, ministre des finances et des affaires économiques
Ministre de l’équipement (1976-1977).

Ministre de l'économie et des finances durant 828 jours
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dans le gouvernement CHIRAC
(27 mai 1974 - 26 août 1976)

  Visuel Jean-Pierre FourcadeSignature Jean-Pierre Fourcade


Résumé de l'action ministérielle
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Jean-Pierre FOURCADE engage une rénovation en profondeur du système fiscal, où les mesures techniques (loi du 18 juillet 1974 sur le remaniement cadastral, loi du 27 décembre 1974 sur les centres de gestion agréés) côtoient les réformes essentielles que sont le remplacement de la patente par la taxe professionnelle, l’instauration de l’imposition des plus-values, de la taxe forfaitaire sur les métaux précieux, les bijoux, les objets d’art et de collection, ou l’aménagement de la taxe différentielle sur les véhicules à moteur (la fameuse vignette commence alors à orner les pare-brise).
Mais l’essentiel de sa politique économique tend à lutter contre les effets du premier choc pétrolier : pour réduire l’inflation et rétablir l’équilibre des échanges extérieurs, il lance l’opération " frein sur les prix " et passe des accords de programmation de hausse avec les producteurs et les distributeurs. La loi du 30 décembre 1974 instaure un prélèvement exceptionnel contre l’inflation assis sur les accroissements excessifs de marge. Le rôle du comité national des prix est revalorisé (décret du 7 août 1975). Le succès obtenu sur le front des prix et sur celui du commerce extérieur autorise le retour du franc dans le serpent monétaire européen (juillet 1975).
Jean-Pierre FOURCADE conduit la négociation qui aboutit aux accords de la Jamaïque, qui consacrent la réforme des statuts du FMI et le renforcement du rôle des droits de tirage spéciaux.
L'agravation du chômage et les difficultés croissantes des entreprises entraînent la création, par l'arrêté du 28 novembre 1974, du comité inteministériel pour l'aménagement des structures industrielles (CIASI).
Enfin, Jean-Pierre FOURCADE modernise les outils de prévision économique en adoptant en 1976, le système élargi de comptabilité nationale, qui introduit le concept du PIB (produit intérieur brut). Il publie, par décret du 16 juillet 1976, la première édition du Code des assurances.


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© Minefe. Service des archives économiques et financières - décembre 2007

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